Enjeu territorial : composer avec un risque naturel
La ville de Quito est située près de deux volcans importants toujours actifs : le Cotopaxi et le Guagua Pichincha.
Les éruptions du Guagua Pichincha pourraient causer la formation de gros nuages de poussières provenant du volcan, de coulées de boue (lahars) déplacées par les pluies abondantes le long des pentes et de pluies de roches volcaniques et d'eau bouillante.
En 1999, il y a eu une éruption volcanique du Guagua Pichincha.
Cette éruption a causé quelques dommages dans la ville de Quito.
Cette capitale de l'Équateur a été recouverte d'un épais nuage de cendres.
Cela a été très impressionnant.
Quito recouvert de cendres après l'éruption en 1999
Même si ce nuage de cendres était important, il n'y pas eu de victime ni de dommage impossible à réparer. Par contre, ce nuage de cendres a provoqué des problèmes respiratoires chez les Quiténiens et des fermetures d'écoles et de l'aéroport.
Cette éruption du Guagua Pichincha en 1999 a eu un impact sur le nombre de victimes de blessés, sur l'économie et sur l'environnement.
Cette éruption du Guagua Pichincha en 1999 a eu un impact sur le nombre de victimes de blessures, sur l'économie et sur l'environnement. Éruption du volcan en 1999.Pourquoi les gens vivent dans ces zones à risque? Les éruptions volcaniques n'ont pas que des conséquences négatives. Les cendres qui sont expulsées du volcan sont composées de sels minéraux et enrichissent les sols, ce qui rend les sols fertiles. Les éruptions sont également la source des gisements de métaux. Finalement, comme les éruptions ont lieu rarement, les Quiténiens habitent à proximité de ces volcans, car ils ont des terres cultivables, des pâturages verts, des exploitations de mines et de magnifiques paysages.
Vue du Guagua PichinchaIl n'y a pas que les volcans qui sont un risque naturel à Quito. Il y a également des glissements de terrain. En effet, Quito a été construite sur un ancien cours d'eau et sur le flanc d'une montagne volcanique. Son sol est en partie marécageux et il est composé de cendres volcaniques et de tufs. Les pluies abondantes y ont évidemment creusé plusieurs ravins (que l'on appelle aussi les quebradas). Ces ravins passent dans le paysage urbain actuel. Les infrastructures urbaines, tels que l'aqueduc et les équipements pour ramasser les déchets, retardent à être installées. Cela se répand dans les quebradas, causant une importante instabilité des terrains dans la ville de Quito.
Les quebradas nuisent au ruissellement des eaux provenant des précipitations abondantes. Les eaux usées se retrouvent dans ces quebradas et ces dernières ne sont pas en mesure de faire évacuer ces eaux, ce qui cause alors des glissements de terrain.
De 1900 à 1985, on dénombre plus de 260 accidents de tout genre : inondations, coulées de boue, éboulements, effondrements provoqués par l'érosion des remblaiements des quebradas. Les habitants des zones touchées par les glissements de terrain sont de plus en plus conscients des risques provoqués par l'érosion des remblaiements des quebradas. Image d'un glissement de terrain.
Image d'un glissement de terrain
Les glissements de terrain sont des risques naturels importants à Quito, car ils peuvent causer des pertes de vies, des blessures aux Quiténiens, des dommages matériels, des impacts sur l'économie et des impacts sur l'environnement.
Sources:
BOUDRIAS, Nathalie et al. Enjeux et territoires, Montréal, Chenelìere Éducation, Manuel A, 2005, page 216.
DALONGEVILLE, Alain et al. Cap sur les territoires, Anjou, CEC, Volume I, 2005, page 78.