L'abus d'alcool


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Rien ne nous permet de croire que le mal provient d'une mauvaise chose mais plutôt de l'abus d'une bonne chose

Un ex-président américain


C'est connu, l'alcool améliore l'humeur, rend plus sociable et accentue le plasir sensoriel (l'alcool agit sur le cerveau limbique, la partie qui gère les émotions). Consommé modérément, il s'avère bénéfique pour la santé. D'abord, il aide à noux relaxer en détendant les muscles. Il nous protège contre les maladies cardiaques en augmentant le taux de bon cholestérol dans le sang et en rendant le sang plus liquide (effet anticoagulant). Par son action sur le taux de sucre, il diminuerait aussi le risque de diabète de type 2 et de dégénérescence maculaire (maladie de l'oeil pouvant entraîner la perte de la vue).

Hélas! le hic avec l'alcool, c'est justemment quand on fait hic! Consommé au-delà d'une certaine quantité (voir tableau ci-dessous), l'alcool perturbe le jugement, diminue la coordination, ralentit le temps de réaction et nous rend plus téméraire. Prendre le volant dans ces conditions augmente de 40% le risque d'avoir un accident de la route, et quand celui-ci se produit, il est souvent mortel. Dans les pays industrialisés, la moitié des décès résultant d'un accident de la route sont imputables à une consommation abusive d'alcool. Parmi ces décès, on compte les personnes innocentes qui ont eu la malchance de se retrouver dans la même voiture que le conducteur ivre ou qui ont été frappées par cette voiture.

On se sent détendu.

 

On parle beaucoup; la gène disparaît.

Si on prend le volant, on risque un accident.

L'humeur change. Le jugement est à la baisse et

la coordination motrice diminue. Danger public sur la route.

Ça va de mal en pis. Le comportement social est en déroute.

On titube et on risque de tomber. Les propos deviennent incohérents.

Bref, on est saoul!

 

Conséquence de cet hécatombe routier: conduire avec de l'alcool dans le sang est maintenant considéré comme un acte criminel. Au Québec, la loi qui interdit strictement la conduite avec facultées affaiblies fixe l'alcoolémie tolérée au volant à 80 mg d'alcool par 100 mL de sang (0,08). Un grand nombre d'individus peuvent atteindre ce taux d'alcool en une heure, après seulement deux consommations. Une consommation est l'équivalent d'un verre de bière (12 oz ou 340 mL), d'un verre de vin (4,5 oz ou 125 mL) ou d'un verre de spiritueux (1,5 oz ou 42 mL). On n'a donc pas besoin de boire beaucoup pour conduire dans l'illégalité.

Il n'y a pas qu'au volant que l'alcool constitue un problème. On risque aussi de se blesser autravail, de faire une mauvaise chute, d'attraper ou de transmettre une MTS (éthanol ne rime pas avec condom), et même de faire montre de violence verbale ou physique. Et lorsqu'il devient chronique, l'abus d'alcool (plus de 24 consommations hebdomadaires) affecte sérieusement la santé mentale et physique. Malnutrition, cirrhose du foie, hypertension artérielle, perte de mémoire, cancer de la bouche ou de la gorge, intoxication du foetus pendant la grossesse, problèmes conjugaux et familiaux, état dépressif, relations désastreuses avec les autres, comportement antisocial, absences répétées au travail, sont souvent le lot des accros de la bouteille.

 

Quelques trucs pour éviter l'abus

Ne conduisez pas

N'arrivez pas à la fête déshydraté

Mangez avant de prendre un verre

Buvez lentement

Sachez refuser quand on insiste pour vous faire boire

Évitez les aliments très salés ou très sucrés

 

Devenez l'hôte parfait

Servez des aliments riches en protéines ou en amidon

Choisissez un endroit assez vaste et bien aéré

Prévoyez assez de sièges

Pensez à offrir des boissons non alcoolisées ou faibles en alcool (0.5%)

Alimentez la fête en faisant bouger vos invités


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