Introductions au bon usage  de Grevisse

INTRODUCTION 1

PRÉLIMINAIRES

Les préliminaires qui occupent les premières pages -1 à 24 - du BON USAGE servent à la présentation d'une synthèse touchant : i) l'étude du langage; ii) l'histoire du français; et iii) la diffusion et les variétés de français.

Notre façon de faire ressortir les éléments théoriques de cette section en faisant quelques commentaires et en réalisant des schémas. Nous proposons une liste de termes à définir.

Nos commentaires porteront sur les fonctions du langage et sur les variétés langagières.

Nous proposerons, de plus, cinq lectures.

Voici les sections de l'INTRODUCTION 1 :

1.1 Commentaires : Les fonctions du langage

1.2 Lecture 1 : Les diverses linguistiques

1.3 Lecture 2 : Les domaines de la linguistique

1.4 Lecture 3 : Familles de langues, origines du français

1.5 Lecture 4 : Diffusions et variétés du français

1.6 Commentaires 2 : Variétés : registres et niveaux de langues

1.7 Lecture 5 : Français et variétés

1.8 Travaux pratiques

1.9 Termes à définir


1.1 Commentaires

Les fonctions du langage

Grevisse 1993 : [[section]]1

En posant dès le point de départ le fait que le langage est le principal moyen de communication de l'humain, LE BON USAGE apporte comme une justification à son titre, l'usage de langage pour communiquer par oral et par écrit mérite que l'on guide les locu-teurs et les scripteur dans cette activité humaine importante.



1.1.1 Moyen principal de communication

Si le langage est le principal moyen de communication pour l'humain, les fonctions qu'il exerce en y ayant recours sont variées. Lorsqu'il s'agit de définir ces fonctions, les théoriciens français font surtout référence à Jakobson qui a écrit sur le sujet.

1.1.2 Fonctions du langage

En considérant ce qui est nécessaire à toute communication, Jakobson reconnaît six fonctions dont cinq sont sous-jacentes à la fonction de communication : à l'émetteur correspond la fonction émotive; au récepteur, la fonction conative; au contact entre cet émetteur et ce récepteur, la fonction phatique; le code commun, la fonction métalinguistique; et le message, la fonction poétique.

<< Le langage >>, Encyclopédie de la Pléiade, p. 17.

Ce rapport entre les fonctions du langage et les éléments constitutifs du schéma de la communication permet d'établir un cadre conceptuel à partir duquel il est pratique de réfléchir.



1.1.3 Schéma de communication

La manière la plus fréquente de décrire le schéma de la com-munication est celle qui prend sa source dans les théories de l'in-formation avec les termes émetteur et récepteur. En raison des besoins de la communication orale et de la communication écrite, il convient de particulariser le schéma et de le construire pour l'une et l'autre des communications.



   

À l'école, la communication orale a pris plus de place avec les changements dans les programmes d'études des cours primaire et secondaire au courant des années 70. Il a fallu vingt années d'expériences diverses avant que l'équilibre ne revienne et que l'écrit ne reprenne sa place. Il est utile de rappeler la note que Grevisse place au [[section]] 3, le langage écrit a l'oral pour fondement, il n'est pas rare que celui-ci soit influencé par l'oral.



Lectures

Afin de donner de la profondeur à la réflexion que nous faisons dans cette introduction au BON USAGE, nous allons proposer une série de lectures dirigées. Quand c'est à propos de le faire, nous suggérons des schémas ou des plans de telle sorte que les dimensions importantes du texte à lire soient déjà établies.

1.2 Lecture 1

Les diverses linguistiques

Grevisse 1993: [[section]] 4

Les termes les plus généraux pour nommer les champs visés par l'étude du langage comportent des distinctions qu'il convient de reconnaître.

Lire [[section]]4.

1.2a

1.2b

1.3 Lecture 2

Domaines de la linguistique

Grevisse 1993 : [[section]]6

La linguistique est partagée en domaines. Ce partage de l'étude des faits linguistiques s'est effectué de diverses façons au courant des dernières décennies. Grevisse en présente trois qui rallient la plupart des perspectives théoriques les plus connues.

1.3a

1.3b

1.4 Lecture 3

Histoire du français

Grevisse 1993: [[section]]4 à 10

En un vaste panoramique historique, Grevisse place la langue française au sein des familles de langues. De cette façon, il est facile d'entrevoir les influences des autres langues sur le développement du français 1.4a.

Après ce raccourci couvrant plusieurs millénaires, Grevisse décrit avec plus d'attention les période de développement du français 1.4b.

1.4b

1.5 Lecture 5

Diffusions et variétés du français

Grevisse 1993 : [[section]]11

Du francien - dialecte du nord de la France - et des autres dialectes découlant du latin vulgaire ont surgi la langue d'oïl au nord de la France et la langue d'oc au sud. C'étaient les parlers en usage. Puis le français est devenu une langue pour tous, que ce soit suivant la volonté des rois ou conformément aux exigences des citoyens de la Révolution française.

La diffusion du français s'est aussi effectuée par la colonisation; cette langue s'est imposée sur les autres continents. Puis des organismes faisant la promotion de la francophonie en font valoir les avantages.

1.6. Commentaires 1.2

Variétés : registres et niveaux de langues

Grevisse 1993 :[[section]]12-13

Les particularités du français sont facilement identifiables que ce soit : 1) au plan de la diversité géographique : France, Québec, Belgique, Suisse, etc.; 2) au plan de l'opposition langue orale-langue écrite ; ou encore 3) de celui des registres ou niveaux de langue.

Il importe d'expliquer avec plus d'attention les différences entre l'oral et l'écrit de même que celles qui prennent place compte tenu des divers niveaux de langue.

Oral/écrit

Les schémas 1.1.3a et 1.1.3b posent déjà des différences marquées au plan théorique. Il s'agit de deux actions parallèles : le parler et l'écrire avec des oppositions à tous les plans : émetteur : locuteur/scripteur, récepteur : auditeur/lecteur, code : chaîne parlée/ligne écrite, forme du message : lexique, syntaxe, situation, et réponse : stratégie/interprétation.

L'évidence des premières oppositions : émetteur, récepteur, code, ne pose pas de problèmes à propos de la reconnaissance de cette double activité de communication interhumaine. Les principales différences se trouvent dans le rapport à la forme et à la réponse. La forme du message, à l'oral, permet de distinguer nettement les locuteurs qui viennent d'ailleurs. La manière de prononcer, le rythme et la mélodie des énoncés attirent d'abord notre attention. Puis viennent les particularités lexicales car il y a des mots qui ne sont pas de notre environnement culturel. Quelques structures syntaxiques font également en sorte que nous reconnaissons comme étrange la façon de parler de certains locuteurs.

L'écrit comporte des différences qui tiennent au fait du mode même de production. Le scripteur a le temps de choisir ce qu'il veut utiliser comme mots et structures syntaxiques; il fait une sélection de ces éléments et peut même accepter d'abord, raturer, puis prendre un autre terme ou une autre manière d'écrire. La fugacité et l'instantanéité de l'oral ne favorisent pas cette réflexion qui donne plus de perfection au texte. Il ne faut tout de même pas négliger l'influence des habitudes de l'oral, cela laisse des traces sur la manière d'écrire. D'autre part, la prononciation et l'intonation ont une influence sur l'orthographe et l'usage des modalités de la phrase écrite. La tendance à rendre uniformes le lexique et la syntaxe est aussi une constatation; la réflexion qui accompagne l'action d'écrire et l'influence des moyens modernes de communication rendent accessibles à tous le mot juste et la structure la plus acceptable.

Il ne faut pas cependant sous-estimer les problèmes causés par le passage de la forme orale du message au texte écrit. La prononciation particulière de certains mots varie selon les régions, la correspondance phonème/graphème n'est pas toujours évidente. Il y a en plus les différences de structures et la nécessité de manifester de façon explicite les marques d'accord dans le texte écrit. Ces oppositions entre les deux codes, celui de l'oral et celui de l'écrit, rendent souvent pénible le passage du parler à l'écrire - de l'oral à l'écrit.

Niveaux de langue et registres

Grevisse attribue les variations au plan langagier à la connaissance plus ou moins grande du français qu'il appelle FRANÇAIS COMMUN. Il y a selon lui des niveaux de formation intellectuelle.

1.7 Lecture 5

Français, variétés et norme

Grevisse 1993 : [[section]]14 et 15

Quant aux registres, ils sont associés à la situation de communication. Une personne peut faire usage de plusieurs registres selon les cas.


Pour clore cette section, Grevisse pose la question relative à la norme : quel français faut-il enseigner? La réponse n'est pas facile, car il n'y a pas de mauvais français; mais il existe des façons de parler ou d'écrire qui ne conviennent pas aux situations de communication que les interlocuteurs ou le scripteur vivent.

Les préliminaires au BON USAGE prennent fin avec la présentation des qualités de la langue écrite - variété, harmonie et concision. Les dernières pages portent sur les pléonasmes - << Un petit nain, reculez en arrière, sortez dehors >>.

1.8 Travaux pratiques

1.8.1 Rapports oral et écrit [[section]]1-3

Les rapports entre l'oral et l'écrit sont pris en compte. Pouvez-vous faire la liste des éléments qu'on y retrouve et ajouter pour chacun les commentaires appropriés?

1.8.2 Différences diachroniques [[section]]6- 10

Pouvez-vous dire quelles sont les différences qu'il y a entre l'ancien français, le moyen français et le français moderne?

1.8.3 Registres, situations et norme [[section]]13 et 14

À partir d'exemples que vous dégagez de votre environnement proche, faites un tableau dans lequel vous placez les registres de langue. Donnez des exemples de situations de communication dans lesquelles on est appelé à faire appel à ces registres.

Résumez la position de Grevisse à propos de la norme [[section]]14.

1.8.4 Pléonasmes [[section]]15

Faites le résumé du [[section]]15 et relevez une vingtaine de pléonasmes donnés par Grevisse en ajoutant des commentaires pour chacun.

Termes à définir

sémiologie,

sémiotique,

mot-phrase,

phrase injonctive,

interjection,

monème,

morphème,

syntagme,

son,

situation,

contexte,

embrayage,

distributionnel,

commutation,

substitution,

phonétique,

phonologie,

orthophonie,

orthoépie,

orthographe,

étymologie,

lexicologie,

lexicographie,

morphème,

morphème grammatical,

morphème lexical,

syntagme,

sémasiologie,

onomasiologie,

onomastique,

toponymie,

anthroponymie,

registre,

niveau de langue,

dénotation,

connotation,

dialectologie,

philologie,

variété de français,

langue d'oïl,

langue d'oc,

langue officielle,

langue commune,

parlers locaux,

variétés professionnelles,

langue générale,

pléonasme

Bibliographie

GREVISSE, M. Le bon usage, XIII[e] édition revue, Paris, Duculot, 1993.

Encyclopédie de la Pléiade, << Le langage >>, Paris, Gallimard, 1968.