FRN-19972-Langue française et enseignement au préscolaire
et au primaire
Du 10e au 12e cours «mots 4e fiche»
Objectifs
3.1.5 Comprendre les principes de l'analyse de
la phrase en constituants et comparer la puissance de description de cette
méthode d'analyse avec celle de la grammaire scolaire traditionnelle
3.1.6 Connaître les principaux modes d'organisation
de la phrase de base tant du point de vue de la nature des constituants que
de leurs rapports fonctionnels.
3.1.8 Connaître les caractéristiques essentielles
des catégories grammaticales (ou parties du discours) en vue de
dégager des critères d'identification pertinents pour
l'apprentissage des accords
3.2.3 Être capable d'identifier la nature et la fonction
des constituants de la phrase à tous ses niveaux d'organisation.
Histoire et emprunts Grevisse 1993, [[section]] 150 à 158
Dans la préface du Dictionnaire étymologique de la langue française (p. XI) de Bloch et Wartburg, Antoine Meillet tient à rappeler que :
Dans l'ensemble, le vocabulaire général du français continue simplement le vocabulaire du latin, parce que, à la suite de la conquête romaine et de la christianisation qui s'en est suivie, la civilisation romaine a été adoptée en Gaule. C'est pour cela que pater et mater, que bibere et dormire, que canis et bos (accusatif bovem) se sont maintenus sous les formes père et mère, boire et dormir, chien et boeuf, et ainsi de la plupart des principaux termes de la langue commune. Il n'y a presque aucun mot de ce genre dont l'histoire ne soit pas connue.
Meillet ajoute cependant que la chute de la civilisation romaine classique a laissé la place au latin vulgaire; celui-ci a pris le pas sur le latin classique et au lieu des mots de la littérature, ce furent des mots de la langue familière qui prirent le dessus. Puis dominée pendant plusieurs siècles par des envahisseurs germaniques, la France a passé par une période de bilinguisme chez beaucoup de ses sujets, et les plus influents.
Grevisse résume dans les [[section]] 150 et 151 ces dimensions historiques et il ajoute une autre manière de voir le développement du vocabulaire, celle qui porte sur les emprunts que le français a faits aux autres langues.
47