Texte numérisé non révisé
Texte révisé disponible bientôt

par Michel CARTIER
Professeur à l'UQAM

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Le code typographique

Une hiérarchisation du contenu

Le code typographique sert à hiérarchiser l'information, à la fois dans l'ensemble du message (imprimé ou électronique) et dans chaque page ou image écran.

Les parties en noir sont directement liées à la conception de ce code, et celles en pointillé sont indirectement liées à cette conception et proviennent des autres étapes de la grille.

Le code ainsi créé servira dans un environnement donné, donc pour être utilisé par un groupe d'usagers précis; I'opération doit être refaite à chaque fois que l'on change d'environnement.

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Quelques règles graphiques et typagraphiques

En tenant compte de la fatigue visuelle, de la lecture à balayage rapide ou en profondeur, du travail occulaire, des habitudes culturelles, etc., du lecteur, voici quelques règles de mise en page.

But:

- Offrir au lecteur un texte possédant une cohérence visuelle et rédactionnelle.

- Donner un sens à la lecture.

vision et perception, mémorisation:

- Le lecteur est à prédominance visuelle (83~): l'oeil voit l'image mais c'est le cerveau qui l'analyse.

- Le rôle de l'émotion (système limbique): capter et retenir l'émotion grâce à une lecture de survol à la recherche de couleurs, de symboles, d'images.

* Le rôle de la mémoire courte: la réception et la rédaction d'un texte court (7 ~ 2 unités d'information).

- Le rôle de la mémoire longue (long terme: cultures): voir que ce que l'on connaît.

Gabarit:

- Créer sur papier un modèle des pages à composer.

- Déterminer une fois pour toute le gabarit des colonnes.

* Surveiller les marges des pages paires et impaires (gauche- droite, ou recto- verso).

- Inclure les renvois de bas de page de même que les identifications de haut de page (incluant la pagination) dans le gabarit.

- Utiliser la règle du 50%/50%, c'est- à- dire utiliser autant de blanc (marges, etc.) que de typographie.

Corps de texte:

- N'utiliser que deux fontes (police) par page.

- La meilleure lisibilité d'un caractère se situe entre 10 et 12 points.

- Ne pas composer une colonne de texte de plus de 30 picas (5 pouces), à moins d'augmenter la grosseur du caractère (plus 12 points)

- Utiliser un caractère avec empattement (sérifl qui offre un meilleure lisibilité (Exemple: Time)

* Utiliser 20% d'interlignage: un texte de 10 points devrait donc être composé en 10 points sur 12 (donc avec un interlignage de 2 points).

- Utiliser le caractère italique pour les citations et les mots étrangers.

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* Ne pas utiliser de lettres capitales (majuscules) ou soulignées.

- Utiliser le caractère gras pour mettre en valeur un mot important ( mais pas plus de 2 ou 3 mots par pages).

- Le bas de vignette accompagnant une illustration ou un graphe devrait être composé en caractère différent, en italique de préférence.

- Les renvois en bas de page, de même que les indications en haut de page (incluant la pagination) sont généralement 2 points plus petits que le corps de texte.

- Les lignes souffrant de trop d'espacement (proportionnel) sont régularisées grâce à une césure manuelle du premier mot de la ligne suivante.

Titrage:

- Les titres des paragraphes devraient être composés d'au moins 4 points de plus que le corps de texte.

- Les sous- titres devraient être composés d'au moins 2 points de plus que le corps de texte.

- On utilise souvent une autre fonte de caractère pour le titrage, c'est- à- dire un caractère de style différent (Exemple: Helvetica).

Hiérarchisation

- Ménager des pauses dans le corps de texte grâce au recours aux alinéas et aux paragraphes.

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- Les filets horizontaux servent à séparer deux articles, mais pas deux parties d'un méme article.

- Utiliser une indention traditionnelle (renfoncement) de 0.5 pouces pour un paragraphe composé sur 5 pouces.

Utiliser une indention renversée (débord) s'il y a numérisation. On peut la renforcer par une mise en page balisée (utilisation de signes typographiques du genre point *, astérisque *, tiret - ).

- . . ~

L'acte de schématiser:

- Reproduire le réel symboliquement: soit l'objet au complet, soit l'une ou plusieurs de ses caractéristiques.

- Techniques: graphisme bidimensionnel (silhouetté), focus sur un détail (typéfié), etc.

- Pour une lecture rapide et de survol (notion de coût mental).

- Tenant compte de la culture du public cible, l'objet perdant de son iconicité au profit de sa signification.

Les idéo~ammes, marques, signes et logo:

- Ils sont dessinés dans une forme ramassée (cercle ou carré).

- Ils sont bidimensionnels.

Ils sont reproduits en noir sur fond blanc.

- On doit pouvoir les agrandir ou les rapetisser avec facilité.

L'équation médiatique:

Lisibilité

X Mémoire

Quatidien X (court tenne)

Contextes culturels gong terme)

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= MESSAGE

:! ~0 Guide stylistique 07107/88

L. ,

a mlse en ecran des textes

Dans le domaine du vidéotex, la médiatisation du texte doit se réaliser en tenant compte de certaines caractéristiques

mportantes:

* La lettre s'illumine à l'écran grâce à l'affichage de plusieurs points de lumières (appelés "piJcel" en anglais); tandis que le texte typographique d'un livre ou d'un journal est imprimé à l'encre noire sur un papier blanc. Cet emploi de la lumière pour afficher un texte à l'écran vidéotex, peut créer des effets d'éblouissements qu'il faut absolument éviter.

L'irnage écran vidéotex n'offre que trés peu d'espace d'aff~chage, en fait, à peine une vingtaine de lignes; tandis que beaucoup plus d'informations peuvent être imprirnées en caractères typographiques dans une page de livre ou de joumal.

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Sur l'éeran vidéote~c, de 256 ~c 200 points, on peut affieher:

42 earaetères x 25 rangées, 40earaetères x 20rangées 32 earaetères x 16 rangées.

Le lecteur d'un affiehage vidéotex effeetue une lecture de recherche exigeant des bloes de textes elairement hiérarehisés et faeilement repérables; eontrairement à la lecture en profondeur du livre qui exige plutôt la même continuité dans plus d'une eentaine de pages. D'ailleurs les ehereheurs estiment que la leeture à l'éeran est de 28,5% inférieure à celle de l'impr~né traditionnel plus précis visuellement, donc plus lisible.

Le processus de lecture n'est pas seulement un proeessus de déehiffrement des mots eomme le décrivent les lois de l'ergonomie cognitive, e'est avant tout un proeessus de déchiffrement du sens. Une bonne mise en écran est au service du sens du message. Voiei quelques suggestions:

La m~se en valeur d'un mot:

Comment faire ressortir à l'éeran un ou plusieurs mots importants (mots elé, réponses, ete):

* Le meilleur moyen consiste à augmenter l'intensité lumineuse du mot, e'est- à- dire à l'affieher en gris plus clair ou en blane si ee bloe typographique est affiehé en gris plus ou moins foncé. Lorsque la

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couleur est empleyée, il suffit d'utiliser une teinte plus pâle.

* En aucun cas on souligne un mot. Cette méthode s'utilise très peu en vidéotex à cause de l'espace d'affichage restreint de l'écran.

* On ne peut faire ressortir que quelques mots tout au plus par image écran (de deux à cinq); un trop grand nombre de mots affichés en teinte claire produirait l'effet contraire.

* Les mots en caractères inversés et surtout clignotants sont à proscrire à cause de la fatigue visuelle qu'ils occasionnent.

L'affichage sur fond de couleur:

Comment afficher un texte en gris ou en couleur, sur un fond lui aussi gris ou en couleur:

* Parce que la lettre vidéotex se compose de points lumineux, cette lettre blanche ou en couleur claire affichée sur un fond plus foncé grossit d'à peu prés 5%, c'est- à- dire que l'intensité de la lumière la fait apparaître plus large qu'elle ne l'est en réalité. Tandis qu'une lettre de teinte foncée affichée sur un fond plus clair apparaîtra plus faible, d'autant que le fond sera de couleur claire; donc sa lisibilité sera moins bonne.

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* n est donc recommandé d'afficher le te~cte en couleur claire ou en gris clair sur un fond plus foncé.

* On notera que le contraste entre la couleur du texte et celle du fond est la première condition qui assure la lisibilité d'un texte à l'écran.

Le caractère capitale ou bas de casse:

Comment employer les lettres majuscules (appelées capitales en typographie) ou minuscules (bas de casse):

Parce que le caractère bas de casse est beaucoup plus lisible que le caractère capitale, l'affichage d'un texte à l'écran devrait être composé en lettres bas de casse, c'est- à- dire minuscules.

On ne peut utiliser des lettres capitales pour faire ressortir un MOT IMPORTANT dans un bloc

typographique ( c'est- à- dire dans un paragraphe). n existe une meilleure manière de le faire: augmenter son intensité lurnineuse con~ne précédemment décrit.

- Lorsqu'un titre est composé uniquement en lettre capitales, il doit être accentué comme s'il était composé en bas de casse.

- Notons qu'il existe un seuil de visibilité au- dessous duquel la lecture d'un texte est plus difficile ou

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même impossible. Des recherches devront être entreprises afin de vérifier si dans certaines circonstances (par exemple: un petit écran placé dizns une pièce peu éclairée et lu par une personne âgre posséJant une faible vision) les 25 lignes de 42 caractères proposées, ou même les 20 lignes de 40 caractères, sont vraiment visibles. A quoi sert de remplir l'écran d'informations si celles- ci ne sont pas lues par l'utilisateur ?

La hiérarchisation de l'information:

Comment la mise en écran devient une visualisation des hiérarchies qui doit faciliter la recherche de l'information de la part de l'utilisateur.

- Considérant les habitudes culturelles occidentales de lecture, I'indentation renversée (ou débord) est le meilleur moyen de hiérarchisation des titres, soustitres, paragraphes et sous paragraphes, etc.

L'indentation renversce est un affichage typographique où les premières lettres (trois en vidéotex) sont composées en saillie, à gauche de la ligne verticale marquant l'alignement de l'image écran:

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- Lorsque plusieurs sous- titres et paragraphes sont utilisés dans la même image écran on utilise une mise en écran balisée c'est- à- dire des symboles typographiques ( exemples de balises: - ,*, *, etc). Ce doeument utilise cette méthode de présentation typographique.

* Lorsqu'un long texte est formé de plusieurs paragraphes et qu'il ne possède aucun sous- titre il est médiatisé en utilisant l'indentation traditionnelle (trois caractères en vidéotex):

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* L'encadré est une autre excellente méthode mettant en valeur un bloc typographique à l'écran. On affiche le texte dans un cadre, ou mieux, dans un rectangle dont le fond est de teinte différente. Généralement la largeur de ce cadre doit être égale à la largeur du texte principal.

* Pour le concepteur médiatique, le maniement judicieux de l'espace vide de l'écran demeure le meilleur outil de hiérarchisation de l'information. Cet espace vide, qui est l'équivalent du blanc typographique en imprimerie, est la surface non porteuse d'infolll,ation: surtout les marges et les espacements entre les blocs- paragraphes. C'est la répartition de cet espace qui assure la mise en oeuvre du sens dans l'image écran.

Les effets spéciaux:

* Le concepteur médiatique doit recourir le plus possible aux fonctions macro offertes par le protocole NAPLPS, que ce soit pour l'utilisation des JCDR ( c'est- à- dire des jeux de caractéres spéciaux qu'il peut définir lui- même) ou l'emploi de texte ombré.

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~ ~ ,,,

- Dans le cas du texte ombre, la tradition veut que l'ombre soit à 45 degrés à partir du point gauche de l'écran (voir à la page 26):

- Les césures:

A cause des lignes qui sont relativement courtes sur l'écran vidéotex et de l'espacement non proportionnel qui laisse occasionnellement des vides dans les mots (autour des lettres étroites comme "i" et "1") il est recommandé d'éviter de couper les mots en fin de phrases par des traits d'union lorsque cela est possible (sauf pour les mots composés).

4 La rédaction de texte:

L'expérience et les recherches nous ont prouvé que tout comme les mots courts et usuels qui sont en moyenne mieux perçus et mieux mémorisés, les phrases courtes à structure simple et connue sont en général mieux mémorisées (lois de Zipf et de Miller). Pour l'utilisateur, certains mots évoquent des significations simples et directes; ils s'adressent naturellement à leur affectivité suscitant son aKention. Par voie de conséquence, ils sont mieux perçus, mieux mémorisés, donc plus lisibles.

De plus, l'écran restreint du vidéotex, oblige le concepteur médiatique à ma~triser cet art nouveau qu'est

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la rédaction de te~ctes courts. Voici quelques suggestions:

* Utiliser des mots usuels se rapportant à des réalités de la vie courante.

Utiliser des noms et des verbes qui impliquent l'action, mieux retenus que les adjectifs et les abverbes. Suppnmer ceu~c- ci quand ils ne sont pas essentiels à la compréhension du texte.

* Favoriser le temps présent et

la fom~e active.

* Adopter un style télégraphique; écrire par association d'idées comme lors de la rédaction des textes publicitaires ou des titres de joumaux par exemples.

* Dégager et mettre en valeur l'idée principale quitte à éliminer les éléments circonstanciels, ou présenter ceux- ci sur une image écran subséquente grâce à la méthode de micro- graduation du texte.

* Un très long texte ne devrait jamais utiliser plus de trois images écran. De plus, celles- ci devraient être accompagnées, en bas, de la mention: "I de 3", "2 de 3", "3 de 3" (celle- ci indiquent la f~n de cette série.

La traduction et l'adaptation des textes:

Comment traduire et adapter un texte de l'anglais au français, et vice versa.

* Un texte en langue française requiert généralement 15% plus d'espace à l'écran que le même texte en

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anglais. I1 faut donc réaliser la mise en page ( s'il y à lieu) en français, puis utiliser cette mise en page pour le texte anglais. L'inverse est trés difficile.

Dans la plupart des cas, la simple traduction d'un te~cte ne suffit pas, une adaptation doit être faite; il faut souvent recréer le contenu en l'adaptant à chaque public cible.

La continuité rédactionnelle: Comment assurer une continuité de lecture pour un utilisateur qui navigue dans plusieurs services comprenant plusieurs milliers de textes affichés à l'écran. Certaines règles reviennent souvent, voici les plus utilisées:

* Aucune abréviation ou

sigle n'accepte un point.

Les lignes d'une adresse se terminent sans virgule ou point.

Une liste se présente sans ponctuation.

* Les mots aff~chent leurs accents en bas de casse et même en capitales.

* Dans une adresse on utilise: av. (avenue), bd. (boulevard), ch. (chemin), RR(route rurale), CP (case postale), succ. (succursale).

* On utilise la notation intemationale pour la date année. mois. jour.