De l'Idéographie Dynamique et de l'Art de Programmer
Pierre Lévy
L'oeuvre de P. Lévy occupe une place particulièrement intéressante dans le paysage actuel des débats concernant les technologies intellectuelles émergentes. Dans ses quatre derniers ouvrages, il explore les transformations majeures des dispositifs socio-cognitifs sous les conditions du développement des réseaux technétroniques et de la numérisation du signe.
Son approche aboutit à proposer la mise en place de nouveaux modes d'expression, de représentations dynamiques non-transcendants des savoirs répartis au sein des multiples collectivités, à plaider pour la mise en place de nouveaux dispositifs, de nouveaux agencements techno-politiques de formation, d'apprentissage, d'évaluation des savoirs et des compétences.
Enfin elle prône la prise en compte radicale des potentialités offertes par "la plasticité numérique", elle invite à une exploration ouverte, démocratique des interfaces, des modes d'écritures émergents.
Quant au texte ici présenté, il est la retranscription d'une conférence organisée dans le cadre du séminaire du GIRSIC. Nous avons souhaité, en accord avec l'intervenant, conserver les ruptures dans le fil du discours qui expriment les interrogations posées à l'orateur.
SOLARIS,
DOSSIER DU GIRSIC
(GROUPE INTERUNIVERSITAIRE DE
RECHERCHE
EN SCIENCES DE L'INFORMATION ET DE LA
COMMUNICATION)
Les deux textes de Pierre Lévy proviennent d'une conférence
prononcée à l'université de Caen.
Nous remercions Pierre Lévy de nous avoir permis d'en présenter
de larges extraits.
Tiré de
Vers
une nouvelle économie du savoir. Des Arbres de Connaissances
à la Programmation comme un des Beaux-Arts en
passant par l'Idéographie Dynamique
Les titres et sous-titres ont été parfois
modifiés ou ajoutés par l'équipe de
rédaction.
Machines pensantes ou intellectuel collectif
1. Collectif pensant et flux d'informations à
gérer
La cartographie de processus collectifs complexes hétérogènes
2. Aller du côté des systèmes
d'écritures
La question à poser
Le problème de la communication
Technologie intellectuelle et images dynamiques
4. De la programmation considérée
comme un des beaux-arts
Processus et fabrication du modèle formel
Plasticité numérique et capacité de sémiotisation
Et la programmation d'être un ART !
Une nouvelle écologie cognitive
Machines pensantes ou intellectuel collectif
Une sorte de programme pour l'informatique, il ne s'agit plus de créer des "machines pensantes", mais d'inventer des réseaux de communications, des systèmes d'informations qui fassent "penser ensemble", qui fassent entrer en synergie les cerveaux de l'espèce. Il convient, par ces systèmes, de surmonter l'intermittence et les limites des intelligences individuelles en créant un "intellectuel collectif".
En l'état actuel des choses, nos perceptions sont fragmentaires, discontinues et nous sommes contraints de faire avec une "mémoire figée" des choses, alors qu'autour de nous tout est processus, évolution. On s'accommode, on construit des structures, on résiste autour, on s'organise, et puis lorsqu'il n'y a plus adéquation, lorsque la relation système-environnement devient problématique, on construit de nouvelles structures. Et l'on se trouve d'autant plus facilement dans ce cas de figure qu'on dispose de technologies de gestion des signes et des traces, d'écritures qui sont sur des supports statiques. Or, si l'on adopte un moyen de gérer des flux d'informations de manière continue, c'est-à-dire non pas en s'organisant autour d'une structure mais en s'organisant autour d'un processus de croissance et d'évolution perpétuelle (il n'y a pas de stases), on se rapproche d'une certaine manière de DIEU... mais on s'en approche en tant qu'intellectuel collectif.
1. Collectif pensant et flux d'informations à gérer
La cartographie de processus collectifs complexes hétérogènes
En faisant la cartographie de processus collectifs complexes hétérogènes, en rendant cette cartographie sensible à une grande communauté de personnes, et ce en temps réel, alors on surmonte tout ce qui fait que notre intellect n'est pas perpétuellement en acte. Il ne s'agit pas de dire "on devient superman", mais plutôt de prendre conscience qu'il est possible de constituer ensemble un intellectuel collectif à condition qu'on se donne la forme d'organisation adéquate et les techniques de communication appropriées.
Comment faire en sorte que le collectif se donne sa propre unité, qu'il se transforme en temps réel, qu'il soit un processus de négociation permanent avec lui-même ? Comment développer une démocratie directe ? Enfin !
Bien sûr, ce n'est pas un problème "technique". Ou plutôt, évitons les approches technicistes de ce problème. En réalité, le "technique" est simultanément sémiotique et social. Rappelons-nous que la DÉMOCRATIE MODERNE est impensable sans (c'est-à-dire conditionnée par) le medium du journal, de la presse. De même, le système politique actuel, qui est une espèce de monarchie élective spectaculaire, avec de vagues instances de représentation, est très lié à l'existence de la radio et de la télévision. Il y a, point n'est besoin de trop insister là-dessus, un lien très fort entre mode de représentation et technique, entre communication et organisation sociale. Il est donc légitime d'imaginer que de nouvelles formes sociales s'appuieront sur les techniques qui les rendent possibles.
Construire un espace anthropologique
Il convient alors de construire un espace anthropologique sur lequel pourraient circuler des "intellectuels collectifs". Bien évidemment cet espace est pluriel! Et il y a pluralité parce que l'unité qui émerge de l'intelligence collective n'est jamais totalisante, c'est une unité processuelle, ce sont des unités processuelles, des esprits qui naissent et qui meurent, se font et se défont. L'important est qu'il y ait un espace, une strate anthropologique où cela là puisse se faire. Aujourd'hui beaucoup de facteurs, y compris des intérêts économiques, poussent à la constitution d'un espace de ce type.
Mon approche se situe plutôt dans une dialectique "unité / multiplicité". Elle est plus leibnizienne que Dualiste. Je ne construis pas de catégories transcendantes dans lesquelles les individus viennent se ranger. Mon approche renvoie à des unités qui émergent, à des processus qui se nouent, etc... Le but final étant, au bout du compte, de créer de la diversité subjective, de la diversité qualitative, une "augmentation de réalité".
2. Aller du côté des systèmes d'écritures
Jusqu'à présent, tous les systèmes d'écritures ont été conçus pour un support statique. Or, depuis une dizaine d'années, on dispose d'un support qui est à la fois cinétique et interactif avec en plus des capacités de mémoire et de traitement autonome.
La première question est : "comment va-t-on exploiter les possibilités d'un tel support ?". La seconde concerne le statut de l'idéographie.
Qu'est ce que l'écriture ? Est-ce seulement une notation phonétique de la parole, ou bien est-ce un mode d'expression en soi qui n'a rien à voir, dans son essence, avec une notation phonétique de la parole ? Le fait que l'on soit tellement habitué à l'écriture alphabétique biaise, à mon avis, la conception que l'on a de l'écriture. On peut imaginer, en effet, que les hommes de la préhistoire ont inventé d'emblée quatre ou cinq formes de langages différents, et ce simultanément (un langage de gestes, un langage d'images dessinées, un langage phonétique, un langage du rite faisant intervenir le vêtement, le masque, la musique, la danse, le tatouage, etc.) Il y a eu, à un moment donné, prise de pouvoir d'un type d'expression sur les autres. Cette prise de pouvoir a installé le logocentrisme, à quoi l'écriture alphabétique est évidemment très liée. Le contre-exemple classique est celui de l'écriture chinoise qui n'est pas, ou pas seulement, une notation phonétique de la parole, puisque la même page de caractères chinois peut être lue en des langues très différentes (le mandarin, le cantonnais, le japonais, etc.).
Pourquoi ne pas inventer une idéographie, c'est-à-dire une écriture d'images, mais une idéographie dynamique, afin d'exploiter toutes les potentialités du nouveau support ?
J'ai donc examiné ce qui pouvait se rapprocher le plus de cette écriture sur le plan de la programmation, et il m'est apparu que c'était la programmation par objet.
Dans l'idéographie dynamique, chaque objet est exprimé par un idéogramme. Toutes les transformations de l'objet (du concept) se manifestant par une ou des transformations de l'idéogramme. Les interactions des concepts se visualisent -- par des champs de forces -- dans un espace continu, topologique. Ce n'est plus seulement l'ordonnance linéaire des symboles qui fait sens, mais leur position respective dans l'espace, le "champ de forces" qui est créé par l'ensemble des symboles.
Le problème de la communication
Revenons au problème de la communication. Qu'exprime-t-on, que veut-on exprimer lorsqu'on parle, lorsqu'on dessine : une certaine structure, un certain modèle mental ? C'est ce modèle mental que l'idéographie dynamique doit servir à exprimer, car le modèle mental est quelque chose de complexe, de multidimensionnel et d'interactif... Si donc je fournis à une communauté quelconque ou à un interlocuteur un analogue de mon modèle mental, je lui permets d'explorer ce modèle et éventuellement de le modifier. Le modèle est essentiellement un dictionnaire d'idéogrammes ayant chacun ses caractéristiques, sa façon d'interagir avec les autres.
L'idéographie dynamique peut être un instrument de communication extrêmement puissant parce qu'il ne se contente pas de schémas statiques. On peut explorer les interactions entre les différents idéogrammes, et donc entre les concepts qu'ils expriment.
Ce type d'instrument pourrait permettre la construction et l'évolution de modèles mentaux partagés par des collectivités, ou bien encore de multiplier les versions alternatives de ces modèles mentaux.
J'ai donc montré dans mon livre, L'idéographie dynamique, qu'une écriture d'images animées avait au moins autant de pouvoir d'expression qu'un langage classique, verbal. A savoir que la négation, la condition, la référence, la croyance, la citation, etc., peuvent être ainsi traduits. Bien que le but de l'idéographie dynamique ne soit évidemment pas de traduire le langage verbal, mais d'ouvrir un nouveau champ au langage. Le but est de développer un mode d'écriture, d'expression autonome.
Et cependant, on pourrait traduire des phrases, les mots étant représentés par des idéogrammes, les verbes par des rapports ou des mouvements entre idéogrammes... J'entends indiquer par là que des systèmes d'analogies sont possibles...
La question "radicale" est donc celle-ci : peut-il exister un langage d'images ? Vous allez me dire : "tout dépend de ce que l'on entend par langage !". Pour ma part, j'ai pris les définitions classiques de la linguistique, et c'est là dessus que je tente de fonder mes démonstrations dans mon livre sur l'idéographie dynamique.
Toutefois, je ne crois pas à la distinction Syntaxe / Sémantique / Pragmatique. Pour moi il n' y a que de la Pragmatique, et différentes instanciations de cette pragmatique. La syntaxe de ce point de vue, c'est de la micro-réthorique, c'est de la réthorique ou de la pragmatique moléculaire. En vérité tout cela relève plus de l'échelle à laquelle on considère les choses que de différences de natures. Le but est bien de produire un effet, que ce soit au niveau des discours qui s'échangent, qui s'opposent dans une situation de communication, que ce soit au niveau des mots ou des configurations sémantiques à l'intérieur d'un discours, que ce soit au niveau de la proposition, de l'agencement syntaxique de la proposition. Dans un champ d'immanence, sans distinctions ontologiques entre les personnes, les signes et les choses, ce sont toujours des effets à des niveaux différents, à des échelles différentes. Nous réinterprétons la fameuse coupure syntaxe / sémantique / pragmatique simplement en disant : "c'est une question d'échelle".
A mon sens, la communication ne se réduit pas à l'échange de messages, à l'envoi d'un modèle idéographique à quelqu'un. C'est plutôt : "je t'envoie mon modèle, tu m'envoies le tien...". Et la communication, c'est ce qui émerge de cette circulation des messages, des modèles et pas le modèle ou le message lui-même. Nous rapprochons là de l'idée de monde virtuel. Communiquer, c'est construire ensemble un monde virtuel de significations partagées (ou en débat).
Cela est différent de la télévision, car la possibilité même d'habiter cette circulation et de s'immerger dans les modèles contribue à l'élaboration même du ou des modèles. Il ne s'agit pas seulement d'explorer, mais en explorant de pouvoir modifier le modèle ! Et l'idéographie dynamique est partie prenante de cette évolution profonde de la notion de communication autour de l'idée de réalité virtuelle. Comme, de plus, les mondes virtuels sont censés représenter, modéliser des univers conceptuels aussi bien que matériels, on se trouve plongé dans un processus qui, sur le plan cognitif, peut être très formateur. Utiliser l'idéographie dynamique, ce n'est pas apprendre une langue, c'est explorer un domaine de connaissance par l'intermédiaire d'un monde virtuel. Je ne suis pas obligé d'apprendre "tout" le langage de l'idéographie dynamique, j'apprends seulement les idéogrammes qui majoritairement ont cours dans ce domaine-là (celui que j'explore en ce moment), et -- éventuellement -- je contribue à leur transformation.
Bien évidemment tout cela, aussi bien les arbres de connaissances que l'idéographie dynamique, suppose une vaste mutation des mentalités. Et cela de façon relativement rapide car, vous en êtes certainement conscient comme moi, nous sommes engagés dans une mutation anthropologique, et rien ne garantit que les transformations en cours ne puissent déboucher sur des choses terrifiantes...
C'est pour cela que j'ai pris le parti de m'inscrire "dedans" et de tenter de prendre de vitesse les processus qui pourraient être négatifs, dangereux. Car si la prétendue civilisation de l'image, c'est seulement les jeux vidéo et la TV... alors, oui, c'est terrifiant.
De là, l'idée de réfléchir aux conditions d'émergence de dispositifs socio-techniques et socio-cognitifs permettant de sortir de "l'univers mass-médiatique".
Technologie intellectuelle et images dynamiques
A propos de la dimension cognitive, j'insiste beaucoup dans L'idéographie dynamique sur le fait que l'apprentissage, le raisonnement, ne passe pas nécessairement par un processus logique formel. La logique formelle est en fait une technologie intellectuelle parmi d'autres et pas un processus "naturel" de la pensée. C'est une technologie intellectuelle qui est liée à un certain support, à un certain système de signes (l'écriture alphabétique) qui est très puissant, très intéressant pour certaines choses, mais qui n'exprime en aucun cas la pensée, le processus de pensée dans toute sa complexité. Et il me semble que le fait de construire des images de modèles mentaux, d'explorer, de mettre en rapport ces images dynamiques, tout cela embraye plus profondément sur le fonctionnement de la pensée...
Je ne parle pas de pensée naturelle, car la pensée a toujours été en voie d'artificialisation, par les systèmes de signes et les technologies intellectuelles. Dans ce contexte, ce qui est intéressant avec l'informatique, ce n'est pas l'algèbre de Boole, c'est le fait qu'elle nous permet d'accéder (et cela peut apparaître paradoxal à certains) à un mode de raisonnement non-logique, analogique et graphique (simulation, visualisation de modèles interactifs).
4. De la programmation considérée comme un des beaux-arts
Processus et fabrication du modèle formel
On me dit : vous donnez trop d'importance à l'informel dans la programmation. Certes, les règles qui ont été dégagées au cours de la conception du système expert par l'ingénierie de la connaissance sont des règles logiques (du type si... alors) ; et à partir de ces règles, on peut faire des déductions suivant les règles de la logique formelle. Pourtant, il est impératif, pour comprendre ce que je dis, de distinguer entre le programme qui est de type formel d'un côté, et le ou les processus qui conduisent à la fabrication du modèle formel d'un autre côté. Et ces processus-là ne sont pas formels!
Plasticité numérique et capacité de sémiotisation
Cette distinction est essentielle pour qui veut explorer et comprendre la "plasticité numérique".
On peut l'exprimer à nouveau de cette manière. D'une part, le savoir-faire de l'expert et, à mon avis, presque tous les savoirs informels, intuitifs, incarnés peuvent être (moyennant recréation) formalisés, sémiotisés. Il me semble en effet que la capacité de sémiotisation est indéfinie... Mais cela ne peut nous autoriser à aucune conclusion générale sur ce qui a été sémiotisé. Et surtout pas de conclusion abusive sur la nature "logique" ou "formelle" de ce qu'on est parvenu à sémiotiser formellement ou logiquement.
Il y a le savoir-faire de l'expert, le sémiotisé, qui n'est pas formel.
Il y a le processus d'ingénierie de la connaissance, le sémiotisant, qui n'est pas formel non plus.
Et puis il y a le système-expert, le signe, ou l'appareillage sémiotique auquel on est parvenu. Ce à quoi on aboutit, le système expert en lui-même est effectivement logico-formel. Et quand bien même il n'est pas totalement cohérent selon les règles de la logique "mathématique", il l'est globalement. Donc d'un côté, les règles logiques ; de l'autre, les processus qui conduisent à l'émergence d'un dispositif formellement réglé, les mouvements constants d'altération-création.
Et la programmation d'être un ART !
Avec ses trucs, ses ficelles! C'est une activité créative.
J'ai tenté de donner une valeur culturelle à la programmation, de montrer l'aventure (son caractère hétérogène, bricolé, ouvert) qu'elle représente. La logique est toujours un aboutissement, un output de la pensée, un mode de persuasion, parfois. L'effort pour développer et inscrire ce type d'argumentation, de technè intellectuelle n'est pas un "effort logique". La logique est une contrainte d'écriture avec pour effet la relance de la créativité sous d'autres conditions. Il ne faut pas confondre une contrainte d'écriture avec un processus d'écriture ou de sémiotisation. Il ne faut pas confondre le caractère du texte construit (le programme) avec celui du processus d'écriture (la programmation). Le programme est logique, la programmation ne l'est pas.
Une nouvelle écologie cognitive
Je crois avoir montré, avec de la description de notre dispositif dans l'ouvrage que j'ai écrit avec Michel Authier, "Les Arbres de Connaissances", quelques-unes des problématiques qui sont mises en jeu à l'occasion du processus de NUMERISATION du signe et qui participent toutes de l'émergence d'une nouvelle écologie cognitive.
[1]
Pierre Lévy, Michel Authier, Les arbres de connaissances, Paris : Editions La Découverte, 1992. 180 p.
[2]
Pierre Lévy, De la programmation considérée comme un des beaux-arts, Paris : Editions La Découverte, 1992. 245 p.
[3]
Pierre Lévy, (ouvrage collectif co-dirigé avec Pierre Chambat), Les nouveaux outils de la pensée. Paris : Editions Descartes, 1992. 275 p.
[4]
Pierre Lévy, L'idéographie dynamique. Vers une imagination artificielle ?. Paris : Editions La Découverte, 1991. 180 p.
[5]
Pierre Lévy, Les technologies de l'intelligence. L'avenir de la pensée à l'ère informatique. Paris : La Découverte, 1990. 234 p. Réédité en livre de poche dans la collection "Points-sciences" en 1993.
Articles :
[6]
Pierre Lévy, "L'intellectuel collectif, nouvel enjeu économique et social". In Actes des 14èmes journées internationales de l'IDATE, Montpellier, 1992, pp. 123-137.
[7]
Pierre Lévy, "L'univers aleph : pour une cinécartographie de l'information". In Actes de la sixième école d'automne du campus Thomson, Sept. 1992, 44 p.
[8]
Pierre Lévy, Michel Authier, "La cosmopédie, une utopie hypervisuelle". In Culture Technique, avril 1992 consacré aux "Machines à communiquer", 1992, pp. 236-244.
* Produit à partir du texte rendant compte des échanges d'idées de la rencontre à l'université de Caën; la version in extinso du compte rendu a été publiée sous le titre Pour une nouvelle économie du savoir". In Solaris 1, Presses Universitaires de Rennes, 1994. http://www.info.unicaen.fr/bnum/jelec/Solaris/d03/index.html